
(Paris - Relax news) - Le rapport de Charles Beigbeder, président de Poweo, sur la mission "low-cost et pouvoir d'achat", présenté ce mercredi, fait un état des lieux des services low-cost proposés aux Français dans plusieurs secteurs. Le bas coût est déjà présent dans l'alimentaire, les transports et de plus en plus dans les services.
Dans l'aérienLes compagnies aériennes proposant des offres à bas coût s'installent en priorité dans les aéroports secondaires, constate le rapport. Cela leur permet de payer des redevances aéroportuaires moins importantes que dans les grands aéroports et de bénéficier de rotations plus rapides.
Pour faire diminuer les coûts, les offres sont standardisées, avec une classe unique et un service à bord réduit au minimum, voire payant. La prédominance d'Internet dans le système de réservation permet aussi de réduire les coûts.
En France, "le "low-cost" aérien est principalement assuré par deux opérateurs, Ryanair et Easyjet. En 2006, ces deux opérateurs ont capté à eux seuls environ 70% des passagers voyageant avec une compagnie «low cost»", indique le rapport.
Dans l'alimentaireLe low-cost est caractérisé par les enseignes hard-discount. "En 1999, le "hard discount" alimentaire représentait 8,8% du marché, contre 13% en 2006", précise le rapport. Les dépenses ont aussi progressé atteignant 19,3% en 2003 contre 16,5% en 2000. 72% des ménages français fréquentent le hard-discount.
Pour proposer des prix bas, les enseignes hard-discount misent sur "la simplification des magasins", une implantation stratégique, souvent dans des zones industrielles, l'emploi d'un personnel réduit et une économie sur la publicité.
Dans le bricolageDans le secteur du bricolage, le low-cost représente près de 15% du marché, avec des opérateurs comme Conforama, Ikea et Alinéa. Cette présence oblige les enseignes historiques, type Leroy Merlin, à proposer des offres à prix réduit, souvent sous propre marque.
Dans l'habillementLa France a vu émerger des enseignes proposant des habits à prix raisonnables. Le rapport prend pour exemple l'enseigne espagnole Zara. Celle-ci a réussi à réduire ses coûts en économisant, selon le rapport, sur le marketing, en innovant peu sur sa création de modèles, préférant s'inspirer des modèles de la haute couture, et délocalisation de la production.
Dans les services"Les services à la personne sont également touchés aujourd'hui par le phénomène "low-cost" : hôtellerie, location de voitures, soins corporels, séjours de vacances, coiffure", constate le rapport. Dans l'hôtellerie, l'établissement propose des chambres au confort minimum tandis qu'en coiffure, la diminution de l'offre passe, entre autres, par la "simplification de l'offre".
Dans la téléphonie mobileLes opérateurs virtuels, les MVNO, permettent de faire baisser les prix. "Les MVNO se partagent 2,1 millions de clients au troisième trimestre 2007, soit 4% du parc total d'abonnés mobile en France".
Dans l'industrieLa Logan de Renault, emblème de l'industrie automobile low-cost, s'est vendue à près de 30.000 exemplaires en France alors qu'elle était destinée aux pays émergents de l'Europe de l'est.
Les consommateurs peuvent aussi acheter des maisons à bas coût, "La société Maisons ELIKA, filiale de Bouygues Immobilier, propose depuis 2006 la maison "low-cost" : 4 pièces, 83m², le tout à 145 000 euros, y compris le terrain".
Site :
www.minefe.gouv.fr