
(Paris - Relaxnews) - Apple propose depuis la semaine dernière sur son nouveau service "iTunes Plus" de la musique dépourvue de dispositif anticopie DRM. Issus du catalogue de la maison de disques EMI, ces morceaux coûtent chacun 1,29 euro, contre 0,99 euro pour les titres standards protégés par des DRM. Un surcoût de 30 centimes qui permet de copier et transférer sans aucune restriction la musique achetée.
Mais absence de DRM ne signifie pas absence de contrôle chez Apple. Plusieurs sites et blogs high-tech, dont Ars Technica, se sont en effet aperçus que les fichiers vendus sur iTunes Plus inscrivaient dans leur code des données personnelles fournies par le client au moment de l'achat : nom, prénom et adresse e-mail.
Aux Etats-Unis, Electronic Frontier Foundation, une organisation de défense des consommateurs sur Internet, s'inquiète du fait que les données personnelles encodées sur les fichiers ne soient pas cryptées, et donc accessibles d'un simple clic.
L'internaute qui mettrait un fichier téléchargé sur iTunes Plus à la disposition d'autres personnes, par exemple sur des réseaux peer-to-peer, serait ainsi facilement identifiable. En parcourant le code informatique du fichier, il est en effet possible de savoir qui l'a initialement proposé au téléchargement.
La manoeuvre permettrait à Apple ainsi qu'aux maisons de disque de traquer plus facilement les internautes qui partagent illégalement leurs fichiers en ligne. La marque à la pomme n'a pour le moment pas souhaité réagir à la polémique.
Sites :
http://arstechnica.com/index.arswww.eff.org