Salut munna,
…♫ Je ne pense pas que le ton fasse la chanson…♫…Malgré tout… : …♫
…«…Si tu souhaites faire bonne "impression (!)" à ton imprimeur, tu dois veiller à quelques points qui me paraissent essentiels.
Tu sais sûrement que les images numériques se répartissent en deux catégories : les images_matricielles (constituées de pixels) et les images_vectorielles (définies mathématiquement).
Elles ont chacune leur spécificité ; les unes idéales pour le rendu des images "contones" (anglicisme pour "ton continus") : les images "photographiques" (pour faire court) et les autres pour la réalisation de graphisme. Les images vectorielles ont l'avantage de pouvoir être redimensionnées sans perte de qualité (un point se re-calcule facilement…). Un logo créée "en vectoriel" peut facilement s'adapter à une carte de visite, à une bâche de camion ou à un dépliant A4…
Photoshop est très performant pour traiter des images "contones". Illustrator est une application réalisant des dessins vectoriels.
Aussi : l'imprimerie (spécialement l'offset) a des contraintes liées à son mode de fonctionnement. Elle ne sait pas rendre compte des pixels ; elle utilise un stratagème : les trames (qui se superposent difficilement -et c'est un euphémisme- aux pixels).
Pour caricaturer : une image photographique s'adapte à une trame (les fameux 300px/pouces). Je ne rentre pas dans les détails…
Les éléments vectoriels (les textes itou) ont d'autres contraintes pour un "rendu" optimal. Mais le RIP (c'est ce qui "transforme" ton image numérique en trame sur le film, la plaque ou le papier) ne sait pas adapter exactement les pixels à une trame. Et au contraire : il coupe "parfaitement" les images vectorielles pour les adapter à sa trame.
J'espère ne pas être trop confus (je suis pas très pédagogue…). C'est la raison pour laquelle un texte-pixel issu de photoshop est imprimé flou en offset. Alors qu'un "logo" ou un texte (tous les deux vectoriels) sont nickel-chromes : bien nets.
De plus, les possibilités offertes par photoshop pour travailler le texte sont médiocres à côté de celles que propose Illustrator (et je ne te parle pas des logiciels de mise en pages…).
Pour le format d'enregistrement de ton fichier. Le .pdf (c'est un format PostScript préservant le vectoriel et le matriciel) est "presque" devenu une norme. L'.eps est un vieux format qui n'évolue plus et qui n'a que peu d'utilité.
Pour la résolution de ton image (attention les fichiers vectoriels n'ont pas de résolution) : lors de la création de ton .pdf (la version 1.3 est "passe partout") : la résolution des images au trait (donc avec fort contraste) est "en général" des 1200 pixels par pouce.
Veille aussi aux débords (si une image ou une couleur doit déborder du format), au transparence, au mode colorimétrique…
Dans tous les cas : tu fais partie d'une "chaîne graphique", et en tant que maillon de cette chaîne n'hésite pas à t'informer des "contraintes" qu'ont les autres maillons. Un coup de fil à l'imprimeur permet souvent de clarifier des détails avant qu'il ne soit trop tard. L'imprimeur (son matériel surtout) exige certains profils, certains fichiers, certains traits de coupe…
Il y a encore beaucoup à préciser sur les formats d'image (les "photographiques") : pour simplifier : .tiff ou .pdf, et en 300px/pouces (et il faut se méfier du .jpg)…»
J'arrête là.
Signé : un bourru plein d'incertitude…
Bonne continuation et bonne soirée.