Bonjour,
je viens de découvrir cette discussion, alors désolée pour le retard de la réponse...
Bon alors je suis sidérée de voir des réponses comme celle de "électricien". Tout d'abord, il n'y a pas de comparaison à faire entre une boite d'électricité où il faut avoir un stock important et permanent de produits, et l'activité de photographe, que ce soit événementiel ou auteur.
Pour l'activité de photographe pour laquelle Stanko se renseignait, les chiffres qu'il annonçait ne sont pas utopiques, dans la mesure où il a une bonne communication et qu'il sait se faire connaître. De plus, s'il n'a pas besoin de local, alors il n'a que peu de charges financières liées à l'activité.
Il faut savoir qu'un photographe facture principalement en fonction du temps passé sur le terrain, parfois aussi sur les retouches à faire, mais généralement c'est compris dans le tarif car un photographe n'est pas un graphiste et n'a pas à passer trop de temps en retouches. Le photographe auteur facture le temps des séances photos, souvent par journée, puis facture les droits d'auteur qui sont fonction de l'édition prévue pour les photos réalisées, mais généralement, c'est très payant.
En somme, un photographe qui se débrouille bien réalise un très bon bénéfice. Il peut cumuler deux statuts : artisan à la chambre de métiers pour le coté "prestations de services auprès des particuliers" et auteur inscrit à l'Agessa. Pour le 1er, il s'agit de BIC (bénéfices industriels et commerciaux) et pour le 2ème c'est le BNC (bénéf' non commerciaux). Les cotisations pour les deux statuts sont différentes et il faut savoir que le statut d'auteur est très avantageux, très peu de cotisations, un gros bénéfice et pour les impots sur les revenus, le mieux est le régime du réel. De plus, les auteurs qui choisissent l'option TVA (vivement conseillée) ne facturent que 5.5% de TVA et récupèrent la TVA sur leurs achats liés à la profession.
Pour les photographes artisans dépendant de la chambre de métiers, le mieux est de commencer par la micro-entreprise qui comporte pas mal d'avantages, surtout si on est demandeur d'emploi indemnisé par les Assedic. On peut alors bénéficier de l'Accre (exonération de cotisations la 1ère année, sauf pour l'assurance vieillesse de base, la CSG et la CRDS) et du versement du capital Assedic qui permet d'avoir une bonne trésorerie dès le départ.
J'espère que "électricien" lira ce message afin qu'il sache qu'on ne compare pas ce qui n'est pas comparable. Avec ses commentaires, il fait plutôt fuire les gens qui souhaiteraient éventuellement monter leur entreprise. A ceux-là, je dis "foncez" ! Il y a eu beaucoup de progrès pour favoriser la création d'entreprise, c'est vraiment le moment de se lancer. Nous avons à notre disposition plein d'avantages sociaux et les aides financières font légion, certaines sont également proposées aux personnes n'ayant pas accès au crédit bancaire (chomeurs, Rmistes,...) afin de leur favoriser l'accès à la création de leur propre emploi.
Enfin bon, je pense qu'il y aura toujours des rabats-joies, des raleurs. Mais pour ceux comme "electricien", personne ne vous a forcé la main pour construire votre entreprise, vous avez certainement fait un prévisionnel avant de vous lancer, vous saviez donc ce que vous gagneriez au minimum. Si vous voulez vous plaindre, regardez-vous dans une glace et gueulez vous dessus un bon coup, mais n'effrayez pas les gens comme ça...
A bonne entendeur.....