400 société locations de voiture
15 000 véhicules et une durée moyenne de location de 6 jours par voiture.
Les dirigeants du secteur signalent une baisse d’activité de 15 à 20% au premier semestre 2009.
Une loi obsolète, un accès à la profession trop facile..., les professionnels demandent une révision des textes.
Quand on parle des effets de la crise, très souvent, les regards sont braqués sur les secteurs directement connectés à la demande étrangère, notamment les industries exportatrices et le tourisme. Or, autour de ce dernier, gravitent une multitude d’autres activités qui, indirectement, ont ressenti elles aussi l’onde de choc. C’est le cas, par exemple, de la location de voitures de courte durée qui est étroitement liée à l’arrivée de touristes ou d’hommes d’affaires en Tunisie, les professionnels de ce secteur assurent que leur chiffre d’affaires au terme du premier semestre 2009 a connu une baisse variant entre 15 et 25% surtout dans les périodes de basse saison. Durant l’été et avec l’arrivée des étrangers, nous constatons une reprise de l’activité qui a un peu souffert depuis des années.
Mais la crise n’a été, en fait, qu’un facteur aggravant car le secteur souffre d’autres maux plus structurels tels que le nombre croissant des autorisations délivrées par le ministère des transports. On en est à près de
400 autorisations de location de voiture. Mais ces autorisations ne prennent en compte ni la ville ni le quartier d’installation de la future entreprise. Résultat : les grandes villes telles que Hammamet Sousse, Tunis ville et jerka comptent entre 300 et 400 agences de location de voiture tandis que d’autres villes comme Tabarka, Gafsa ou encore Selianar n’en comptent que quelques petites agences, ce qui perturbe l’activité,
On peut trouver cinq voire six agences de location installées dans le même immeuble, regrette-t-on auprès de syndicat. La profession est également critiquée par les professionnels du secteur qui le jugent obsolète. Nous souhaitons une révision de ces textes afin de permettre à la profession de se mettre à niveau et d’assurer pleinement son rôle,. Le cahier des charges de l’activité est le premier à être pointé du doigt puisque les loueurs de voitures estiment que l’accès à la profession n’est pas contrôlé. «La nouvelle réglementation devrait imposer des conditions bien précises pour l’exercice de la profession afin d’en chasser les intrus. Il faut dire que le créneau de la location de voitures est juteux puisqu’en moins de 4 ans le nombre d’agences a presque doublé passant de 210 en 2005 à 400.
Corrélativement, le nombre de voiture en location qui circulent sur le marché a également augmenté passant de 7500 en 2005 à 15 000 actuellement.
La durée de location varie entre 2 et 10 jours avec une moyenne de 6 jours par véhicule et les agences spécialisées dans la location courte durée estiment à près de, soit un taux d’occupation moyen des véhicules d’un peu plus de 60%. Le chiffre d’affaires.
70% de la clientèle estivale sont des Immigrées
La clientèle des agences de location de voitures est, sans surprise, principalement constituée des passagers Durant la période estivale, les étrangers et nos immigrés peuvent représenter jusqu’à 70% de notre clientèle.
A l’en croire, ce sont les petites voitures qui sont les plus demandées par les clients. Celles-ci présentent un avantage compétitif par excellence : le prix. En effet, les tarifs tournent en moyenne autour de 25 DT par jour et peuvent atteindre 60 voire 70 DT durant les périodes de vacances. Ils peuvent dépendre de plusieurs critères tels que le type de véhicule, la durée d’utilisation. Cependant, le prix n’est pas le seul élément de comparaison dont dispose le client puisque pour prévenir les risques d’accident ou de panne,
AOUINA RIADH
Membre Syndicat