| 1 _goni, le 21 fév 2007 à 11:14:05Salut,
ALors, passer de super 8 en DVD c'est je pense le travail d'un pro. Il est possible de trouver du matériel pour le faire mais ça coute très chère.
Benoit.
Enlèves tes doigts sales de mon clavier. Répondre à _goni | 24 LMGPROD, le 21 mai 2009 à 15:03:43LECINEMADEPAPA
Bonjour à tous,
Je suis tombé dans le cinéma de Papa à huit ans, quand un copain m’a prêté un vieux projecteur, sans lampe, où, par l’objectif, on pouvait voir des personnages, soudain, s’animer. Je me souviens parfaitement de ces films, si usés et rayés qu’il pleuvait dans les décors : J’ai découvert la magie d’un monde qui bougeait avec « Charlot rentre tard » et Harold Lloyd dans «Le manoir hanté », extraits de films distribués par Film Office. Ça ne vous dit rien ?
C’était au début des années 60. J’ai touché ma première caméra Bauer à 15 ans, toujours prêtée par un copain, mais la bobine de 15 mètres, soit trois minutes à 18im/seconde coûtait si cher, 44 francs cinquante, et la sensibilité était si faible, qu’on y regardait à deux fois avant de déclencher.
Et puis sont arrivées deux révolutions : la vidéo et l’informatique. Avec les systèmes numériques et les logiciels de montage, la créativité est aujourd’hui multipliée par 1000, et les films que Papa projetait sur un bout de mur, un drap, ou un écran gris-perle (ça non plus ça ne vous dit rien ?) dans un bruit de machine à coudre, ont été un peu oubliés : Oubliés les premiers pas des ainés, les vacances à la mer, la première communion des grands, les scènes de ville où l’on croit voir aujourd’hui un défilé de vieilles voitures. Les bobines vieillissent silencieusement dans un placard, dans une boite au grenier, à la cave (aïe, aïe, aïe, l’humidité dévastatrice !), mais gardent encore toute leur âme… jusqu’à ce qu’une jeune génération les réclame par la question qui tue, en général, lors d’un repas de famille, « dis donc, tu les as gardés, tes films ? ».
Alors, fébrile, on cherche les bobines soudain devenues si précieuses, on remet la main sur le vieux projo, avec un peu de chance la lampe éclaire pendant cinq minutes, mais les courroies sont foutues, et la séance tourne court, et les petits sont déçus, on jure de tout remettre en état, pour la prochaine fois. Mais y aura-t-il une prochaine fois ?
Je caricature un peu ? Voire…
J’ai 54 ans aujourd’hui, j’ai toujours fait mon cinéma, j’ai vu passer tous les systèmes, du 8mm au super 8, de la VHS à la HD, en amateur passionné. J’aime l’émotion des gens qui voient passer leur histoire devant leurs yeux.
J’ai d’abord commencé à réaliser mes films, et puis, c’est toujours la même histoire, toujours la même question qui tue : « Dis donc, toi qui t’y connais… », on attend toujours la suite avec un brin d’anxiété et d’excitation : « tu pourrais pas ?… ». On sait qu’on va partir pour des journées de tournage, des demi nuits de montage, attaché à son banc comme un galérien, mais on aime ça, leur montrer à sa façon, leur vie, mettre en scène des choses toutes ordinaires, faire du beau avec des choses simples, les faire pleurer, parfois, si, si, on y arrive, je vous assure…
Et puis, il y a mieux : Il y a ceux qui viennent vous voir parce qu’il ont vu quelqu’un qui leur a dit que vous pourriez faire quelque chose pour eux. Ils portent leur cœur et leurs bobines en bandoulière, les archives familiales de toute une vie, des choses que, parfois, eux-mêmes n’ont jamais vues, ou alors il y a si longtemps, que ces vieux souvenirs se confondent avec leur propre enfance…
Là, vous commencez à frémir. Vous vous prenez pour une sorte de magicien. Bon. Parfois, vous avez des états d’âme : Vous dérushez, et vous vous dites « Mon Dieu, qu’est ce que je vais faire avec ça… », mais parfois, vous tombez sur des pépites : scène de battage de blé en Espagne du temps de Franco, 24 h du mans 1983, Nouvelle Calédonie 1962, course de côte au mont Ventoux 1947.Les images sont parfois intactes, sorties à peine du labo avec le cachet et la protection de bobine en carton : jamais touchées, jamais vu un projo. Et pour ces pépites, vous êtes prêt à faire des kilomètres de dérushage.
Et puis, il y a quelque chose d’inadmissible dans la course aux armements qu’est la technologie d’aujourd’hui : On nous fait croire que le progrès est incontournable, tout en laissant sur le bord de la route quantité de personnes qui n’ont pas les moyens matériels et financiers de s’adapter. J’appelle cela le syndrome « du sciage de la marche du dessous », contre lequel il convient de lutter, en préservant les patrimoines et les mémoires, institutionnelles et familiales.
Enfin l’émotion, le bonheur partagé avec les familles pour qui vous ressuscitez les souvenirs, leur gratitude…
Tout ça, ça ne vous dit rien ?
Alors, puisqu’il faut bien parler prix : 2,50 € la minute sonorisée, avec le DVD chapitré, la couverture, tout fini, prêt à visionner sur le fameux lecteur DVD.
Depuis le 1er janvier, j’ai pris le statut d’autoentrepreneur, en complément de mon activité professionnelle (je suis Directeur Financier dans une PME) parce qu’il me fallait un cadre juridique autour de cette activité, et me permettre de financer cette passion qui revient plus cher qu’une ballerine.
Vous vous dites « trop beau pour être vrai » ? Faites un bout d’essai.
Merci de votre attention.
MICHEL GREMAUD, Le clos Counier, Rte de Saint Sauveur 13670 SAINT ANDIOL
06 80 57 20 67
michelgremaud@charlesmartin.fr Répondre à LMGPROD |
| 25 LMGPROD, le 21 mai 2009 à 15:03:44LECINEMADEPAPA
Bonjour à tous,
Je suis tombé dans le cinéma de Papa à huit ans, quand un copain m’a prêté un vieux projecteur, sans lampe, où, par l’objectif, on pouvait voir des personnages, soudain, s’animer. Je me souviens parfaitement de ces films, si usés et rayés qu’il pleuvait dans les décors : J’ai découvert la magie d’un monde qui bougeait avec « Charlot rentre tard » et Harold Lloyd dans «Le manoir hanté », extraits de films distribués par Film Office. Ça ne vous dit rien ?
C’était au début des années 60. J’ai touché ma première caméra Bauer à 15 ans, toujours prêtée par un copain, mais la bobine de 15 mètres, soit trois minutes à 18im/seconde coûtait si cher, 44 francs cinquante, et la sensibilité était si faible, qu’on y regardait à deux fois avant de déclencher.
Et puis sont arrivées deux révolutions : la vidéo et l’informatique. Avec les systèmes numériques et les logiciels de montage, la créativité est aujourd’hui multipliée par 1000, et les films que Papa projetait sur un bout de mur, un drap, ou un écran gris-perle (ça non plus ça ne vous dit rien ?) dans un bruit de machine à coudre, ont été un peu oubliés : Oubliés les premiers pas des ainés, les vacances à la mer, la première communion des grands, les scènes de ville où l’on croit voir aujourd’hui un défilé de vieilles voitures. Les bobines vieillissent silencieusement dans un placard, dans une boite au grenier, à la cave (aïe, aïe, aïe, l’humidité dévastatrice !), mais gardent encore toute leur âme… jusqu’à ce qu’une jeune génération les réclame par la question qui tue, en général, lors d’un repas de famille, « dis donc, tu les as gardés, tes films ? ».
Alors, fébrile, on cherche les bobines soudain devenues si précieuses, on remet la main sur le vieux projo, avec un peu de chance la lampe éclaire pendant cinq minutes, mais les courroies sont foutues, et la séance tourne court, et les petits sont déçus, on jure de tout remettre en état, pour la prochaine fois. Mais y aura-t-il une prochaine fois ?
Je caricature un peu ? Voire…
J’ai 54 ans aujourd’hui, j’ai toujours fait mon cinéma, j’ai vu passer tous les systèmes, du 8mm au super 8, de la VHS à la HD, en amateur passionné. J’aime l’émotion des gens qui voient passer leur histoire devant leurs yeux.
J’ai d’abord commencé à réaliser mes films, et puis, c’est toujours la même histoire, toujours la même question qui tue : « Dis donc, toi qui t’y connais… », on attend toujours la suite avec un brin d’anxiété et d’excitation : « tu pourrais pas ?… ». On sait qu’on va partir pour des journées de tournage, des demi nuits de montage, attaché à son banc comme un galérien, mais on aime ça, leur montrer à sa façon, leur vie, mettre en scène des choses toutes ordinaires, faire du beau avec des choses simples, les faire pleurer, parfois, si, si, on y arrive, je vous assure…
Et puis, il y a mieux : Il y a ceux qui viennent vous voir parce qu’il ont vu quelqu’un qui leur a dit que vous pourriez faire quelque chose pour eux. Ils portent leur cœur et leurs bobines en bandoulière, les archives familiales de toute une vie, des choses que, parfois, eux-mêmes n’ont jamais vues, ou alors il y a si longtemps, que ces vieux souvenirs se confondent avec leur propre enfance…
Là, vous commencez à frémir. Vous vous prenez pour une sorte de magicien. Bon. Parfois, vous avez des états d’âme : Vous dérushez, et vous vous dites « Mon Dieu, qu’est ce que je vais faire avec ça… », mais parfois, vous tombez sur des pépites : scène de battage de blé en Espagne du temps de Franco, 24 h du mans 1983, Nouvelle Calédonie 1962, course de côte au mont Ventoux 1947.Les images sont parfois intactes, sorties à peine du labo avec le cachet et la protection de bobine en carton : jamais touchées, jamais vu un projo. Et pour ces pépites, vous êtes prêt à faire des kilomètres de dérushage.
Et puis, il y a quelque chose d’inadmissible dans la course aux armements qu’est la technologie d’aujourd’hui : On nous fait croire que le progrès est incontournable, tout en laissant sur le bord de la route quantité de personnes qui n’ont pas les moyens matériels et financiers de s’adapter. J’appelle cela le syndrome « du sciage de la marche du dessous », contre lequel il convient de lutter, en préservant les patrimoines et les mémoires, institutionnelles et familiales.
Enfin l’émotion, le bonheur partagé avec les familles pour qui vous ressuscitez les souvenirs, leur gratitude…
Tout ça, ça ne vous dit rien ?
Alors, puisqu’il faut bien parler prix : 2,50 € la minute sonorisée, avec le DVD chapitré, la couverture, tout fini, prêt à visionner sur le fameux lecteur DVD.
Depuis le 1er janvier, j’ai pris le statut d’autoentrepreneur, en complément de mon activité professionnelle (je suis Directeur Financier dans une PME) parce qu’il me fallait un cadre juridique autour de cette activité, et me permettre de financer cette passion qui revient plus cher qu’une ballerine.
Vous vous dites « trop beau pour être vrai » ? Faites un bout d’essai.
Merci de votre attention.
MICHEL GREMAUD, Le clos Counier, Rte de Saint Sauveur 13670 SAINT ANDIOL
06 80 57 20 67
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