Navigateur unique contre visiteur unique
La première étape consiste à définir précisément la notion de visiteur unique. « Ce qui est important pour nous, c'est de rappeler que derrière un visiteur il n'y a pas forcément une personne. On s'oriente donc plutôt vers une notion de navigateur unique, qui correspond plus à notre mesure de la fréquentation », explique Philippe Rincé. C'est d'ailleurs la définition retenue par l'organisme de normalisation internationale IFABC (International Federation of Audit Bureaux of Circulations).
Diffusion Contrôle devra également décider de la période de comptage : au jour, à la semaine, au mois ou sur une période glissante. « C'est très important, car on obtient des résultats très différents en fonction de ce critère , rappelle Philippe Rincé. Nous allons probablement nous orienter vers une période de un mois, ce qui semble correspondre aux attentes du marché . »
Pose de cookies et identification des adresses IP
Restera également à s'entendre sur les méthodes de mesure du nombre de navigateurs uniques. Dans les prochaines semaines, Diffusion Contrôle rencontrera les éditeurs d'outils de mesure déjà labellisés pour le comptage des visites (Cybermonitor, eStat, xiti, Weboscope...).
« Il y a deux écoles. Ceux qui déposent un cookie sur le PC de l'internaute lors de sa première visite du mois, et ceux qui identifient les adresses IP des internautes », indique Philippe Rincé. La méthode des cookies présente quelques inconvénients : les internautes qui désactivent la fonction cookie à partir de leur navigateur échappent au comptage, alors que ceux qui effacent régulièrement les cookies enregistrés sur leur ordinateur peuvent être comptés plusieurs fois.
Sur le premier point, Philippe Rincé se veut rassurant : « Statistiquement, on sait que moins de 5 % des utilisateurs désactivent les cookies. On pourrait donc se satisfaire de mesurer les navigateurs uniques avec cookies . » Il se montre plus réservé sur le deuxième point, expliquant que rien ne permet d'évaluer le phénomène.
La méthode de l'identification des adresses est également loin d'être infaillible, de nombreux fournisseurs d'accès attribuant à leurs internautes des adresses différentes à chaque nouvelle connexion.
En réalité, les outils de mesure mêlent bien souvent la technique des cookies à celle de l'identification des adresses IP. « Si le cookie ne fonctionne pas, on a recours à plusieurs techniques comme l'adresse IP », confirme Mathieu Llorens, responsable Recherche et développement chez AT Internet.
L'éditeur de Xiti propose déjà à ses clients la mesure du nombre de visiteurs uniques. Mais il lui faudra attendre plusieurs mois avant de bénéficier du label de Diffusion Contrôle, garantie que l'outil répond au cahier des charges de l'organisme.
111 111 111 x 111 111 111 = 12345678987654321