Dans le domaine de la crypto, c'est effectivement une trouvaille.
Mais dans la pratique, il faudrait que la machine soit déjà compromise (cheval de Troie).
Or si la machine est déjà compromise, c'est nettement plus facile de piquer les clés sur disque (fichiers, genre secring.gpg) ou les mots de passe (keylogger).
C'est bien une découverte en crypto.
Mais c'est inexploitable pour piquer des clés et ça ne remet pas en cause la sécurité des systèmes de chiffrement asymétriques.
En plus, il suffirait de faire varier le code machine qui travaille sur la clé (code polymorphique, comme le font certains virus) pour que ce genre d'attaque devienne impossible.
“Life is short - You need Python” -- Bruce Eckel, membre du comité ANSI C++