Bonjour.
Alors voilà, j'avais déjà posté des extraits de mon roman sur CCM, mais la page a eu un problème et je ne peux plus y accéder. Ça m'embête beaucoup, vu que j'avais reçu des avis favorables et qu'une "fan" du nom de cookiehappy voulait d'autres extraits. Donc, je recommence tout. Faites des critiques constructives sur mon récit, svp. Aidez-moi avec la conjugaison et l'orthographe. Merci,bye. =)
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Encore ce rêve étrange, ce visage caché du côté obscur de ce qui ressemble à une chaufferie. Je n'arrive à voir le garçon qui me tiens par le bras, alors que je me débats.
Je me réveille, en sueur, dans mon lit. Cela fait une semaine que ce rêve récurant m'occupe la tête chaque jour, m'empêchant de me concentrer sur mes cours.
Je me lève. Mon réveil indique 07:05. Je dois me préparer pour le lycée. Après avoir pris ma douche, je me dirige vers la cuisine pour préparer mon petit-déjeuner. Je sors un verre du placard, le pose sur le plan de travail pour aller chercher la bouteille de jus. J'attrape la boîte de biscuits qui se trouve être vide. Mais qui laisse les boîtes vides traîner dans le placard! Sûrement, mon imbécile de petit frère. Je reviens vers mon verre et quand je m'en saisis, il explose en petits morceaux qui s'éparpillent sur le sol. Un bout de verre se plante dans mon pied nu et je me mets à perdre beaucoup de sang.
Je commence à avoir peur, depuis que mes rêves ont commencés, des tas d'évènements se sont produits. Tous en rapport avec moi... Par exemple, avant-hier, je n'arrivais pas à finir mon devoir et quand je me suis énervée, il a pris feu. J'ai versé le contenu de la bouteille d'eau -que je garde toujours dans ma chambre- dessus. Et hier je me regardais dans le miroir, en râlant car je ne savais pas quoi mettre, quand celui-ci s'est brisé. J'ai l'impression que tous ces évènements arrivent quand je suis contrariée.
Je désinfecte ma coupure et y pose un pansement.
_Tu ne devineras jamais LA nouvelle!
_Non, Lise. Tu sais très bien que je devinerais pas, alors dis-moi!
_Arrête de parler sur ce ton, on dirait ma mère. Eh bien, roulements de tambour... Je pousse un soupir exaspéré pendant qu'elle marque une pause pour le côté théâtral. Il y a un nouveau au collège!
_Quoi! Mais ça fait des années qu'il n'y en a pas eu!
Nous sommes assises au table extérieures, dans la cour du lycée. Moi, devant mon plateau- repas et un bon livre et elle devant son sandwich au tofu. Beurk! Je la regarde la bouche légèrement entre-ouverte de surprise.
Un nouveau au collège, c'est comme un concert d'une star internationale qui se déroulerait dans notre toute petite ville. Ce qui n'est jamais arrivé, à part si par star internationale, on désigne la mamie qui habite en bas de ma rue et qui a une voix d'église. Ce qui tombe bien puisque le concert qu'elle a donné était à l'église.
Notre bonne vieille église noircie par le temps où chaque dimanche matin je fais mes devoirs pour le lendemain pendant le sermon du curé Henry. Lise reprend:
_Eh bien, ça arrive. Enfin du sang frais!
Traduire par là, enfin un garçon avec lequel je ne me suis pas amusée pendant quelques semaines avant de le jeter comme une vieille chaussette.
_J'en suis sur le cul. Un nouveau, tu en es sûre?
_Aussi sûre que j'ai vu à quel point ses fesses étaient bien roulées dans son jean!
Je pousse encore un soupir. On ne changera jamais Lise. Je la connais depuis le jardin d'enfant, et à cette époque, elle était déjà une briseuse de coeurs.
_Lise! On a dit stop! Tu as promis de faire une pause avec les mecs, depuis « tu sais qui ».
Elle se raidit mais ne dit rien. Lucien, le seul garçon qui ait réussit à la faire sienne. Le seul qui ait jamais réussit à trouver la clé du coffre-fort qui lui serre de coeur. Peut-être était-ce cette flamme de rébellion qui brûlait dans les yeux de ce garçon ou ce caractère fougueux qui l'avait séduite? Malheureusement, elle avait trouvé plus fort qu'elle au jeu du « je te prends-je te quittes » (comme je l'appelle) et elle ne s'en est jamais vraiment remise. Depuis qu'il a déménagé, je me suis jurée de ne jamais plus prononcé son nom. Je la connais, c'est ma meilleure amie, quand je lui parle de Lucien son coeur se serre dans une souffrance que je suis seule à percevoir. Comme quand j'aborde le sujet de son père -qui les a abandonnées, elle et sa mère-, je suis la seule à voir l'éclat de tristesse qui traverse ses yeux seulement une demi-seconde avant que sa pupille retrouve son aspect curieux et insondable. J'ai appris, avec le temps, à décoder tous les petits détails qui témoignent des ses émotions, qui témoignent d'elle, de sa personnalité. Je suis aussi la seule à savoir que sous cette apparence dure, il y a une petite fille fragile qui voit son père prendre sa voiture -pour ne jamais revenir- à travers ses yeux remplis de larmes.
_Bon, d'accord. Puisque c'est comme ça je te laisse monsieur joli-petit-cul! Me dit-elle en rigolant, sachant très bien que je ne suis pas intéressée par les garçons.
Je n'ai jamais eu de petits copains à proprement parler. Jamais de vraies relations, je suis plutôt timide, le nez dans mes livres. C'est peut-être ça qui fait que Lise et moi sommes de si bonnes amies. Dans ses décisions insensées je lui apporte un point de vue calme et réfléchit.
Toujours le sourire au lèvre, je replonge dans mon livre. Tout d'un coup, Lise me file un coup de coude dans les côtes. Je me plains mais elle ne m'écoute pas. Son regard est accroché par quelque chose derrière moi. Je me retourne au moment ou elle me dit de regarder.
Et je vois un garçon, mignon certes, grand, athlétique, blond, mais simple. Jusqu'à ce qu'il plonge son regard dans le mien. L'espace d'une seconde, j'entretiens le contact visuel le plus éprouvant que je n'ai jamais connu, et ce avec un total étranger.
_C'est le nouveau, me chuchote Lise.
Je me retourne sur mon siège alors qu'il s'assoit à deux tables de nous. J'épie ce garçon étrange du coin de l'oeil. Louis, un garçon de terminale crie son nom: Benoît. Il émane de lui, comme une onde magnétique qui accroche mon regard. Il parle avec Louis puis tourne brusquement la tête de mon côté et je baisse les yeux sur mon livre pendant que Lise décrit chaque partie de son corps en soupirant de bonheur, telle la voix-off d'un film. Quand je me penche, faisant mine de chercher un livre dans mon sac de cours, je note qu'il continu de me fixer. Je soutiens son regard quand en posant ma main sur le fond de mon sac, pour y attraper ma trousse, je sens qu'il est humide. Je me lève en résistant à l'envie dévorante qui m'envahit de continuer cette confrontation avec ce jeune homme si mystérieux. Mon sac est posé, partiellement, dans l'herbe humide. Je laisse échapper un grognement;
_Et merde! C'est vraiment pas ma journée!
Lise ne m'écoute pas plus qu'à son habitude.
Je soulève mon sac, y range mon livre, place la bandoulière sur mon épaule et part vers le hall intérieur d'un pas décidé. Mais pas sans un dernier regard pour le nouveau, qui me fixe toujours. Ma soi-disant meilleure amie ne fait même pas attention à moi et continue à le fixer. En l'espace d'un
instant, je perds toute ma contenance. Il se lève et prends le même chemin que moi. J'ouvre la porte et cours me réfugier dans les toilettes. Mon coeur bat la chamade.
Quand je sors, je regarde autour de moi. Le couloir est désert. Tous les élèves sont dehors. Je longe le mur quand tout à coup je suis happée à l'intérieur d'une pièce. Je me débats alors qu'un garçon me tient fermement par le bras. La vérité me frappe de plein fouet. C'est la même scène que dans mon rêve... Je le sais car je n'aperçois pas le visage du garçon et en regardant autour de moi, il me semble que je suis dans une chaufferie...
Merci beaucoup d'avoir pris le temps de me lire.
