Petites précisions concernant la swap. Comme toute partition de disque dur, celle-ci est référencée par un device que l'on retrouve avec la commande fdisk. Tout ce qui suit doit être fait en root ou via sudo.
(root@silk) (~) # fdisk -l
Disk /dev/sda: 500.1 GB, 500107862016 bytes
255 heads, 63 sectors/track, 60801 cylinders
Units = cylinders of 16065 * 512 = 8225280 bytes
Sector size (logical/physical): 512 bytes / 512 bytes
I/O size (minimum/optimal): 512 bytes / 512 bytes
Disk identifier: 0xf09a050d
Device Boot Start End Blocks Id System
/dev/sda1 * 1 52 409600 27 Unknown
Partition 1 does not end on cylinder boundary.
/dev/sda2 52 15755 126134272 7 HPFS/NTFS
/dev/sda3 15756 60801 361831995 5 Extended
/dev/sda5 15756 16727 7807558+ 82 Linux swap / Solaris
/dev/sda6 16728 21590 39062016 83 Linux
/dev/sda7 21591 60801 314962326 83 Linux
Dans cet exemple c'est /dev/sda5. Pour la désactiver :
swapoff /dev/sda5
À présent on peut utiliser un outil de partitionnement (fdisk, cfdisk, gparted peu importe). Celui-ci ne fait qu'altérer le MBR, c'est-à-dire l'en-tête du disque. C'est là que tu vas dégager la partition actuelle de swap et créer une partition étendue dans laquelle tu vas déclarer une partition de swap et une partition de donnée (par exemple en ext4).
Ceci fait cette partition de donnée, même si elle est déclarée en tant que système de fichier ext4 à ce stade dans la table de la partition, n'en contient pas réellement. Il faut donc créer le système de fichier (mkfs make filesystem) ce qu'on appelle vulgairement formater. Attention à ne pas te planter dans les device car si tu vises mal, tu vas éclater la mauvaise partition et perdre des données. Prends le temps de vérifier avec la commande :
fdisk -l
Supposons que la nouvelle swap soit /dev/sda5 et la partition de données soit /dev/sda6. On formate la partition de donnée et on réactive la swap :
mkfs.ext4 /dev/sda6
swapon /dev/sda5
Maintenant il est temps de référencer tout le bazar dans /etc/fstab. Mais au préalable on va relever les UUID associés à ces partitions :
ls -l /dev/disks/by-uuid
Exemple :
(root@silk) (~) # ls -l /dev/disk/by-uuid/
total 0
lrwxrwxrwx 1 root root 10 27 oct. 11:50 565204b9-ae80-454b-97be-721b3e37fe0f -> ../../sda5
lrwxrwxrwx 1 root root 10 27 oct. 11:50 60863F6F863F4536 -> ../../sda1
lrwxrwxrwx 1 root root 10 27 oct. 11:50 c5670c1b-49f8-47a3-9d1a-eb04c37cf7ee -> ../../sda6
lrwxrwxrwx 1 root root 10 27 oct. 11:50 D0DA4397DA43792C -> ../../sda2
lrwxrwxrwx 1 root root 10 27 oct. 11:50 ea9f3b2f-2e6c-46da-abcc-b0dadf3371c6 -> ../../sda7
Ici ma partition de swap /dev/sda5 a pour UUID : 565204b9-ae80-454b-97be-721b3e37fe0f.
De nos jours, /etc/fstab on peut utiliser soit les devices soit les UUID. À l'époque les UUID n'existaient pas et on devait utiliser les devices. Pour des partitions persistantes (de ton disque dur si tu préfères) on utilisera plutôt les UUID.
Afin d'avoir le recul ou si certaines choses t'ont échappé je t'invite à lire ce tutoriel :
http://mistra.fr/tutoriel-linux-monter-peripherique.html
Voici par exemple la ligne dans mon fichier /etc/fstab qui comme tu le vois exploite la notion d'UUID :
UUID=565204b9-ae80-454b-97be-721b3e37fe0f none swap sw 0 0
... et qui serait équivalente à
/dev/sda5 none swap sw 0 0
Même principe pour ta partition de données, il faudra la référencer dans /etc/fstab et tant qu'à faire on va utiliser le fameux UUID. Si l'arborescence associée à cette partition doit apparaître dans /media/data (choisis ce que tu veux et adaptes la suite en conséquence), en remplaçant xxxxx par l'UUID que tu auras relevé :
UUID=xxxxx /media/data ext4 defaults 0 0
Il ne reste plus qu'à créer ce répertoire et monter la partition :
mkdir -p /media/data
mount /media/data
Bonne chance