Pour Samiroo, c'est avec l'utilitaire SCANDISK, en choisissant le mode Minutieux qu'on détecte et ferme les bad clusters.
-S'il a plus de 100KB de zones défectueuses et que ton disque est vieux (5 ans), c'est peine perdue, il ne fera plus que décliner jusqu'à la perte partielle ou totale de tes informations. Si c'est dans le fichier swap WIN386.SWP, ton windows se plantera intempestivement sans explication.
-S'il est récent, il reste un espoir par le formatage de bas niveau.
-S'il est très récent, renvoie-le sous garantie.
Qui veut une petite explication ?
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Le disque magnétique, c'est comme une K7 sauf que c'est rond et plat au lieu d'être un ruban qui défile devant une tête fixe.
Si tu chiffonnes ta bande ou la laisse exposée de -20° à +55° dans ta voiture, elle commencera à jouer une drôle de musique.
Avec l'information numérique, si cela cafouille, ce sera irrécupérable.
Avec un disque, la tête se déplace latéralement en flottant à raz du plateau qui tourne à pleine vitesse. Au moindre choc en rotation, la tête peut atterrir et griffer un segment.
La surface métallique est recouverte d'une pellicule ferromagnétique qui peut s'arracher s'amincir et progressivement perdre l'information binaire stockée dans des microcristaux ferromagnétiques. La rémanence magnétique et l'effet d'hystérésis est utilisé pour y stocker l'information.
Pour écrire, on crée un champ magnétique en faisant passer un courant dans une bobine électrique microscopique dans une zone extrêmement confinée pour ne pas déranger le sillon voisin.
Pour lire, la même bobine repasse par là et écoute l'induction des transitions magnétiques et régénère le message.
Les particules magnétisables peuvent avoir trois états: amorphe, pôle nord ou pôle sud.
Au premier formatage, on crée le sillon initial qui devra être suivi avec précision pour toutes les lectures suivantes.
Le formatage de bas niveau est réalisé en usine. Il est fait avec un courant de magnétisation beaucoup plus faible que la valeur nominale, pour tout juste polariser les cristaux. La lecture qui suit immédiatement permet de déterminer la qualité de la surface magnétique.
-S'il y a des zones restées amorphes, en grand nombre, le lot est écarté. ils vont touiller dans la casserole et peindre d'autres disques en espérant que le lot suivant sera correct. Chaque zone du disque est identifiée avec un numéro d'ordre (continu pour les blocs d'un disque scsi; avec un indice de tête, de secteur et de cylindre pour les disques IDE, (ce qui est fictif ). (NDLR: Fictif car pour optimiser la densité linéaire, le nombre de secteurs est augmenté quand on passe d'un cylindre central avec un petit rayon à une piste extérieure. Fictif car on voulait garder ces vieux concepts pour la compatibilité mais comme on plafonnait à 1024 cylindres, ils prétendent alors qu'on a 64 têtes, alors que la plupart du temps il n'y en a que 2 et parfois qu'une).
-S'il y a un très petit nombre d'imperfections (causées par des bulles au séchage ou que sais-je), ces zones, appelées clusters en anglais seront marquées dans une table de rebus. Cette table est inscrite dans une mémoire non volatile sur le contrôleur du disque dur. Un groupe de clusters de rechange en fin de disque sont alors exploités pour les remplacer, grâce à une lookup table, pour assurer la continuité du disque logique et faire apparaître aux yeux de l'acheteur un disque irréprochable, sans bad clusters, testé à 100%.
Le formattage de bas niveau fourmi par le constructeur teste cela, et tente d'ajouter des éléments dans cette table des clusters défectueux. Si le test est négatif, ils te diront si tu peux le renvoyer chez eux sous garantie.
Le formattage normal se fait après avoir créé une table de partition pour répondre à une organisation logique (FAT NTFS Linux...) mais cette fois avec le courant inductif maximal de façon à polariser efficacement chaque bit. (NDLR: c'est plus complexe car si tous les bits étaient à un, la tête de lecteur n'entendrait plus rien puis qu'elle ne lit que les transitions nord-sud, il faut donc ajouter un signal codé pour s'assurer que une longue série de 111 ne rende la lecture impossible... d'où les formats RRL et autres)
Chaque train d'information est suivie d'un code polynomial CRC (cyclic redundancy check) qui permet à la lecture de directement savoir si les informations rentrées sont cohérentes.
Si la relecture met en évidence des zones défectueuses le formattage de haut niveau fermera cette zone en l'inscrivant dans une table écrite sur le disque comme prévu par la structure FAT ou autre. c'est ainsi qu'un nouveau formattage avec l'option /C tente d'effacer cette table pour récupérer les blocs précédemment écartés par le formattage de haut niveau ou les scandisk successifs. C'est donc une mauvais idée de choisir /C.
Donc, le formattage de bas niveau n'est pas une procédure destinée au grand public. Il est rare qu'on puisse encore avoir confiance à long terme dans un disque quand on a eu des couacs !
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