HISTORIQUE/
Le 22 janvier 1506 est la date de naissance officielle de la Garde suisse pontificale, parce que ce jour là, au coucher de soleil, un groupe de cent cinquante Suisses, sous le commandement du capitaine Kaspar von Silenen, du Canton d'Uri, entra pour la première fois au Vatican, par la Porta del Popolo, et reçut la bénédiction du Pape Jules II. Le prélat Jean Burckhardt de Strasbourg, aumônier pontifical et auteur d'une célèbre histoire de son époque, nota l'événement dans son journal. En effet, auparavant, Sixte IV avait déjà conclu en 1479 une alliance avec les confédérés, au moyen d'un traité qui prévoyait la possibilité de recruter des mercenaires. Il leur avait fait construire des logements près de l'église Saint-Pèlerin, dans l'actuelle via del Pellegrino. Innocent VIII (1484-1492) en vertu du vieux traité renouvelé, voulait se servir d'eux contre le duc de Milan. Alexandre VI aussi se servira des soldats confédérés au cours de l'alliance des Borgia avec le roi de France. C'est à l'époque de la puissante famille Borgia, en Italie, qu'il faut chercher les origines des grandes guerres qui ont vu les Suisses en premier plan, tantôt alliés de la France, tantôt du Saint-Siège ou du Saint Empire romain germanique. Quand les mercenaires suisses sûrent que Charles VIII, roi de France, préparait une expédition contre Naples, ils se précipitèrent en masse pour être recrutés. A la fin de l'année 1494 ils sont présents par milliers à Rome, de passage, avec l'armée française qui occupera Naples au mois de février suivant. Parmi les participants à cette expédition à Naples, se trouvait également le Cardinal Giuliano della Rovere, le futer Jules II, qui, sous Alexandre VI, avait quitté l'Italie et s'était rendu en France. Il connaissait bien les Suisses, parce qu'une vingtaine d'années plus tôt il avait reçu en bénéfice, entre autres, l'évêché de Lausanne. Quelques mois plus tard, cependant, Charles VIII fut contraint de s'éloigner en grande vitesse de Naples et réussit à peine à forcer le bloc et à rentrer en France. En effet le Pape Alexandre VI avait réuni Milan, Venise, Empire germanique et Ferdinand le Catholique d'Espagne dans une coalition anti-française.
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http://www.vatican.va/roman_curia/swiss_guard/index_fr.htm