Les collaborations public/privé

Décembre 2016


Les collaborations public/privé en matière de recherche et de nouvelles technologies


Les économies occidentales sont particulièrement dépendantes de l'innovation technologique pour rester compétitives face aux faibles coûts des pays émergents. Les PME, qui font preuve d'une grande vitalité, sont pourtant parfois réticentes à investir des sommes importantes en recherche et développement. Les dépenses peuvent être lourdes, et les résultats ne sont pas garantis. Il existe pourtant des solutions mettant en oeuvre des synergies public/privé qui permettent aux PME d'entrer assez facilement dans la course à la technologie.


Les GIP


Un Groupement d'Intérêt Public est une structure juridique bien particulière. Elle regroupe au moins deux personnes morales de droit privé ou public et ne peut aboutir à la création directe de bénéfices. En fait, il s'agît de mutualiser les moyens de plusieurs entreprises, collectivités, pouvoir public, autour d'un projet de recherche commun. Les risques financiers, les investissements et les innovations découvertes sont ainsi partagés entre les membres.

En pratique, chaque organisme membre d'un GIP apporte ses compétences clés : ressources humaines, locaux, matériels, capitaux.

Prenons l'exemple du GIP Chemparc

Ce groupement comprend les pouvoirs publics (le Conseil Régional d'Aquitaine, Le Conseil Général des Pyrénées-Atlantiques, Les Communautés de communes du Bassin de Lacq), les organismes consulaires (CCI Pau Béarn et CCI Bayonne Pays-Basque ), les PME impliquées sur le bassin chimique de Lacq ainsi que les grands groupes et les organismes scientifiques (Université de Pau, groupement de recherche de Lacq et institut français du pétrole)

Leur objectif commun est de développer le bassin économique et industriel de Lacq. Pour cela, toutes ces structures mutualisent leurs moyens et savoir-faire afin d'aider à l'implantation de nouvelles entreprises et de soutenir la recherche.

Il n'y a donc pas de taille critique pour rejoindre ou créer un GIP. L'objectif commun prévaut.

Les pôles de compétitivité


Depuis le 6 mars 2006, la France s'est dotée de 66 pôles de compétitivité. Ils sont au service de la politique de développement industriel et d'aménagement du territoire avec pour objectif la création de projets innovants. Il s'agît en fait de pôles d'excellence crées autour de savoir-faire innovants locaux.

Les pôles de compétitivité regroupent, sur un territoire donné, des entreprises, des centres de recherches publics ou privés et des centres de formation. Ils bénéficient de financements importants.

Quel intérêt pour une PME ?


Le principal intérêt est la mise en réseau et le partage de compétences d'entreprises et d'acteurs d'un même secteur. Le partage des connaissances est essentiel et les entreprises regroupées sont plus fortes pour lutter sur les marchés internationaux. D'autre part, les grands groupes présents dans les pôles de compétitivité peuvent faire bénéficier aux TPE PME de leurs infrastructures. L mutualisation des moyens en recherche et développement permet également de meilleurs résultats.

Comment intégrer un pôle de compétitivité ?


Tout d'abord, il faut appartenir à la zone géographique du pôle et avoir une activité en rapport direct avec celle du pôle. Il est également nécessaire d'avoir un budget recherche et développement existant. Si on remplit ces conditions, il suffit de prendre contact avec le pôle que l'on souhaite intégrer et de remplir un dossier léger. Puis, le conseil d'administration du pôle visite l'entreprise et examine la candidature avant de rendre sa décision. La procédure est donc assez simple.

Intégrer un pôle de compétitivité, c'est donc insuffler une véritable dynamique de groupe à son entreprise et profiter du soutien des pouvoirs publics.

Pour en savoir plus sur les pôles de compétitivité :

Les Conventions Industrielles de Formation par la Recherche (CIFRE)


Ces conventions permettent de recruter de jeunes bac+5 en CDI ou sur un CDD de 3 ans. Il s'agit d'une convention tripartite entre l'entreprise, le doctorant et son établissement de recherche et de formation. Durant trois ans, le jeune chercheur partagera son temps entre l'entreprise et le laboratoire afin qu'il prépare sa thèse de doctorat. Le sujet de la thèse doit procéder d'une volonté de développement stratégique de l'entreprise afin d'être validé.

Ce dispositif est aidé par les pouvoirs publics puisque le salaire minimum devra être d'environ 20 000€ par an et que l'entreprise reçoit en compensation une subvention de 14 635€.

C'est une très bonne opportunité pour les PME qui pourront, en plus d'accompagner un jeune diplômé vers l'emploi, profiter de hautes compétences pour un coût limité.

Ce dispositif est mis en oeuvre par l'Association Nationale de la Recherche Technique qui oeuvre pour l'amélioration du transfert de technologies entre les principaux acteurs de la recherche et développement et les entreprises.

Plus d'informations sur le CIFRE sur le site de l'ANRT

A voir également :

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