Drones professionnels : réglementation et usages

Novembre 2017

Très avantageux en termes de coût et de performances, les drones permettent entre autres de filmer et de prendre des photos sous des angles jusqu’alors difficilement accessibles. Les possibilités d’exploitation sont nombreuses et ouvrent de nouvelles perspectives professionnelles : en France, les drones ont déjà séduit les grands comptes et sont de plus en plus exploités par des PME ou des indépendants à des fins de services.

L’essor de l’utilisation des drones a rendu son encadrement nécessaire pour des raisons de sécurité : pour limiter les risques de chute, de collision, et prévenir tout usage terroriste.



Définition

Le drone est défini par la réglementation officielle comme un « aéronef qui circule sans personne à bord ». Son nom vient de l’anglais et signifie « faux bourdon ». Il s’agit d’un engin volant piloté à distance, pouvant être utilisé dans le cadre de loisirs ou d’une activité professionnelle.
Le drone est composé de plusieurs éléments :
  • un vecteur aérien,
  • une charge utile : caméra ou appareil photo la plupart du temps,
  • une station au sol.

Il existe plusieurs types de drones plus ou moins performants en fonction de leur vitesse, de leur autonomie, de leur envergure et de leurs capacités en matière d’altitude.

Pré-requis et réglementation pour utiliser un drone

Démarches et autorisations

Toute activité professionnelle liée à l’utilisation d’un drone doit être déclarée à la DGAC (Direction générale de l’Aviation Civile). La déclaration doit être renouvelée systématiquement tous les 2 ans, et à chaque fois que l’exploitant souhaite modifier son activité. Il est également obligatoire de tenir un manuel d’activités particulières (MAP) où l’exploitant consigne les informations relatives à ses activités et ses obligations réglementaires.


Pour encadrer l’usage des drones, la DGAC a établi un périmètre de 4 scénarios de vol autorisés définis selon plusieurs critères :
  • le poids de l’aéronef,
  • la distance avec le télépilote,
  • l’altitude,
  • la population de la zone survolée.

En fonction des scénarios, des démarches et des documents supplémentaires peuvent être demandés
Toute utilisation n’entrant pas dans l’un des 4 schémas de vol définis par la DGAC doit faire l’objet d’une autorisation spéciale, délivrée après un examen au cas par cas et une phase d’expérimentation. L’autorisation est obtenue si le niveau de sécurité est considéré comme acceptable. Cela concerne notamment les vols hors de la vue du télépilote et/ou au-delà de 150 mètres d’altitude. Les vols de nuit ne peuvent être autorisés que sur dérogation du préfet.

La réglementation complète peut être consultée dans le guide « Aéronefs circulant sans personne à bord : activités particulières » (PDF).

Apprendre à piloter un drone

Devenir télépilote professionnel ne s’improvise pas. Des connaissances théoriques sont demandées, attestées par un certificat d’aptitude théorique de pilote d’aéronef habité : ULM, avion privé ou hélicoptère par exemple. Une formation pratique est également requise.
Un examen spécifique destiné aux télépilotes est en cours d’élaboration et devrait être opérationnel dans le courant de l’année 2017.

Drones professionnels : pour quels usages?

Audiovisuel et événementiel

Il s’agit actuellement des domaines les plus exploités par les entreprises spécialisées dans les drones. Le survol permet de filmer des événements et de les retransmettre en direct sur des chaînes de télévision (exemple : le Tour de France) ou sur les réseaux sociaux comme Facebook ou Twitter.

Environnement et agriculture

Grâce au survol et au suivi des champs assurés par des drones, les agriculteurs obtiennent une cartographie des parcelles et visualisent les besoins de la végétation. Ce dans un objectif de développement durable : l’optimisation de l’épandage d’engrais. On parle alors d’agriculture de précision.

Energie et industrie

Si les acteurs de l’énergie utilisent déjà des drones pour surveiller et assurer la maintenance des infrastructures, il est également possible de proposer d’autres services destinés aux économies d’énergie : des diagnostics thermiques par exemple.
Les drones s’avèrent aussi très utiles pour inspecter des chantiers et des ouvrages.

Logistique

De la surveillance des stocks à la livraison de colis, nombreux sont les projets pour les drones. En matière de logistique, les engins volants sont particulièrement intéressants : ils aident à limiter l’impact environnemental des transports et peuvent se rendre dans des lieux difficilement accessibles pour les véhicules.

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Pour aller plus loin



Photo : © UAV4 - Fotolia.com

Publié par sophie Garrigues.
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