2009 : Tendances de la cybercriminalité

Septembre 2016




Rapport annuel X-Force d'IBM : les nouvelles techniques des cybercriminels


La cybercriminalité en 2009 s'est nettement diversifiée. Le rapport annuel X-Force mis en place par IBM chaque année et publié en février 2010 note les derniers chiffres, tendances et évolutions de la cybercriminalité. Ce rapport est notamment destiné à faire un état des lieux global des faiblesses d'Internet et de son système de sécurité.

Et ce rapport met en lumière les trois grandes tendances qui se sont dessinées en 2009 :
  • une augmentation de près de 345% des liens malicieux, une véritable explosion !
  • une montée en puissance du phishing qui touchent en particulier l'industrie financière de certains pays qui jusqu'ici ne rencontraient pas ce genre d'attaques ;
  • des faiblesses détectées dans les documents Office, notamment les documents PDF.


Ce rapport évoque également les progrès croissants des attaques cybercriminelles : les attaques sont de plus en plus intelligentes, et les cybercriminels utilisent des techniques toujours plus élaborées, comme les techniques d'assombrissement qui protègent les attaques des détections des logiciels de sécurité.

D'autres thématiques sont abordées dans ce rapport, notamment les applications et les contenus web, les virus et le spam. Les principaux chiffres sont les suivants :
  • 7,5% du contenu sur internet serait malintentionné (pornographie, criminalité, etc.).
  • Le nombre de proxys anonymes a été multiplié par trois de 2007 à 2009.

Etude de KPMG : l'inquiétude des responsables de la sécurité informatique


Une autre étude publiée en mai 2009 menée par KPMG, premier cabinet français d'audit, d'expertise comptable et de conseil, met en exergue une inquiétude générale des spécialistes de la sécurité informatique concernant la cybercriminalité.

Dans cette étude, la moitié des responsables de la sécurité interrogés s'accordent pour dire que leurs entreprises ne sont pas suffisamment protégées contre les malwares. Et 79% d'entre eux estiment que les logiciels de sécurité construits sur des bases de signatures (tels que des antivirus) ne proposent pas un niveau de sécurité suffisant.

De plus, 62% des interrogés sont d'avis que leurs entreprises ne donnent pas assez de temps, de budget et de ressources pour permettre d'identifier et d'évaluer les menaces auxquelles elles sont exposées. Et 67% des sondés vont plus loin puisque pour eux, la raison principale qui freine les entreprises à se doter d'un système de sécurité efficace contre les cyber-attaques est le manque de budget accordé au programme de sécurité informatique.

Sources : Etude KMPG
Rapport X-force IBM

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