Le filtrage en entreprise

Décembre 2016



Facebook et Twitter, quelle calamité pour un patron d’entreprise ! L’utilisation des réseaux sociaux, extrêmement chronophage, nuit à la productivité. Comment réduire le temps passé par les salariés sur Facebook et Twitter ? Quelles solutions existent pour l’entreprise ? Comment filtrer les sites internet visités en le faisant accepter par les salariés ?


Le temps passé sur les réseaux sociaux nuit à la productivité en entreprise


C’est du moins ce qui ressort d’une étude réalisée fin octobre par le cabinet Morse* en Grande-Bretagne auprès de 1460 employés : plus de la moitié d’entre eux (57%) utilise Facebook, Twitter ou d’autres réseaux sociaux, pendant leur temps de travail pour un usage personnel.

La distraction, a priori anodine, coûte cher à l’entreprise. Sur une année, cela ne représente pas moins d’une semaine par employé. En termes de coût, la perte reviendrait à 1.5 milliard d’euros rien que pour la Grande-Bretagne !

Et le problème ne se limite pas à la baisse de productivité ; la sécurité de l’entreprise est elle aussi en jeu. Le fait d’aller sur des réseaux sociaux n’a pas que des conséquences sur la productivité, mais cela peut aussi être une vraie gangrène en termes de sécurité informatique et d’image de l’entreprise.

Sur Twitter par exemple, l’utilisation d’URL courtes ne permet pas aux employés de voir l’adresse originale du site qu’ils visitent. Ils peuvent ainsi tomber sur des sites peu recommandables exposant le système informatique de l’entreprise à des problèmes de phishing, de malwares ou de virus.

D’autre part, des données sensibles sur l’entreprise circulent sur ces réseaux sociaux. Comment procéder pour endiguer ce problème ?

La première recommandation consiste à faire de la prévention en informant ses employés du manque à gagner. En outre, comme nous l’indiquions dans notre dossier "Surf sur Internet : droit et obligations du personnel", à partir du moment où l’employeur collecte des informations sur l’utilisation d’internet par ses employés, il est dans l’obligation juridique de les prévenir. Comment ? En définissant par exemple une charte Internet de l'entreprise qui précise les droits et obligations des salariés en matière de surf.

Si la régulation négociée de l'accès à internet semble plus appropriée, l’employeur peut également avoir recours à des solutions adaptées à ‘entreprise comme des logiciels de filtrage. L’outil de filtrage n’a pas pour vocation à faire du "flicage" mais au contraire à l’éviter. Le "fliage" résulterait d’un manque de connaissance de l’outil et de confiance au sein de l’entreprise.

Source : Etude du cabinet Morse

Comment ça marche un logiciel de filtrage ?


• Que permet un logiciel de filtrage ?
Comme un logiciel de contrôle parental, un logiciel de filtrage en entreprise permet de contrôler l’usage et de filtrer le contenu et l’accès aux :
- navigateurs
- messageries instantanées
- réseaux sociaux
- logiciels de peer to peer

• Quelles fonctionnalités doit comporter un bon logiciel de filtrage ?
Facilité de paramétrages
L’interface d’un logiciel de filtrage doit permettre de gérer aisément la politique d’accès à internet en s’adaptant au contexte de l’entreprise en fonction :
- des utilisateurs, typologies d’utilisateurs ou des adresses IP (cela nécessite une gestion transparente de l’annuaire d’entreprise)
- des horaires
- des types d’applications et de protocoles
- des types de catégories de contenus clairement définies et actualisables en fonction du contexte.

Contenu
- Il doit définir des listes noires (liste d’URL interdites) établies par des spécialistes (documentalistes, experts du net…) qui peuvent être enrichies sur demande.
- Il peut également se référer à une liste de mots-clés interdits, soit dans l’URL, soit dans le corps du texte. Dans ce cas, le mot clé interdit est remplacé par des caractères de substitution, soit la page peut-être carrément bloquée.
- Un moteur d’analyse de contenu doit permettre de déterminer – par association de mots clés – si le contenu doit figurer ou pas dans la page internet.

Protocole
- Le logiciel doit posséder des fonctions de filtrage web classique fondées sur la nature des contenus mais aussi protocolaires et applicatives (chats, newsgroups, logiciels de téléphonie en ligne, plateformes de téléchargement en peer to peer, messageries instantanées).

Sécurité
- Un logiciel de filtrage doit également présenter des fonctionnalités de protection de réseau pour se protéger des tentatives de phishing et d’usurpation de sites.

Priorisation
- Le logiciel doit être capable de prioriser les flux en fonction de leur criticité pour l’entreprise. Pour s’assurer par exemple, que la voix sur IP (de plus en plus utilisée en entreprise) ne voit pas sa qualité se dégrader par un streaming vidéo incontrôlé.

Reporting
- Le logiciel doit intégrer un système de reporting performant qui doit permettre la traque d’éventuels abus ou mises en péril de la sécurité de l’entreprise et d’adapter en temps réel à la politique de filtrage en fonction de l’usage de la bande passante de l’entreprise.

Focus sur le logiciel de filtrage Web Filter d'Optenet

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