Impression : sous quel format travailler ?

Septembre 2016



Votre travail de graphiste est souvent appelé à être publié.
Il y a certaines règles à respecter pour éviter toute surprise une fois le travail imprimé.



Le mode de travail

Dès le départ, il faut travailler en mode CMJN. Beaucoup se plaignent de ne pas avoir le même rendu une fois le travail imprimé.
Effectivement, utiliser le mode RVB (couleur vidéo) permet d'avoir des couleurs pétantes, mais valables uniquement pour le web.
Pour l'impression donc, appliquez directement le mode CMJN.
Petite astuce : choisissez dans la bibliothèque de couleur, les nuances Focoltone. Vous avez directement l'équivalence en CMJN et surtout aucune surprise désagréable.

La résolution

Le choix de la résolution se fera en fonction de la finalité voulue pour votre travail.
Pour une utilisation web : la résolution sera de 72 PPI (Apple) ou de 96 PPI (Microsoft).
Pour une impression sur papier : une résolution de 300 PPP ou 300 DPI (PPP : points par pouce - en anglais DPI : Dots Per Inch) pour une qualité haute définition. On considère qu'une haute résolution s'étend de 250 à 300 DPI. On peut descendre à 200 DPI pour une image en niveau de gris. Par contre, tout ce qui se trouve en dessous de cette valeur ne pourra convenir pour une impression de qualité.


L'enregistrement : tiff, eps ou jpeg ?

- Tiff (Tagged Image File Format) : pour une impression en haute résolution, il conviendra de travailler sous format .tiff.
Vous pourrez faire tous les changements possibles sur votre image, sans en altérer la qualité.
Si vous travaillez en parallèle avec Xpress ou In Design, ce format est le plus adapté.

- Eps (Encapsulated PostScript) : ce format est principalement utilisé lorsqu'il y a des détourages ou des tracés. Ce format est utilisé aussi pour le vectoriel et le bitmap. À ce propos : cadrer au plus près votre détourage : le « blanc » entourant l'image dont vous n'avez pas besoin pèse très lourd quant à l'enregistrement dudit fichier.

- Jpeg (Joint Photographic Experts Group) : si votre image est destinée à l'impression, il faut savoir qu'à chaque fois que vous sauvegardez celle-ci, vous perdez en qualité.
Il vaut mieux faire toutes vos modifications en format .tif, et enregistrer à la fin au format .jpeg, de façon à ne pas altérer la qualité.

Conclusion

Unifiez votre travail lorsque vous travaillez sur plusieurs logiciels. Évitez d'importer dans un fichier Xpress ou In Design des images de formats différents (tiff et jpeg mélangés). Pour éviter tout bug lors de l'impression, il est déconseillé d'importer des formats d'image en .pdf dans In Design (bien que certains le fassent).
N'hésitez pas à demander un Cromalin avant toute impression. Et, si par chance, vous pouvez assister au calage chez l'imprimeur, non seulement vous pourrez l'orienter selon vos besoins, mais ce dernier gagnera aussi en rapport temps/production.

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