MERISE - Modèle conceptuel des données

Décembre 2017

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Modèle conceptuel des données

Le modèle conceptuel des données (MCD) a pour but d'écrire de façon formelle les données
qui seront utilisées par le système d'information. Il s'agit donc d'une représentation des données, facilement
compréhensible, permettant de décrire le système d'information à l'aide d'entités.


Entités et classe d'entité

Une entité est la représentation d'un élément
matériel ou immatériel ayant un rôle dans le système
que l'on désire décrire.


On appelle classe d'entité un ensemble composé d'entités
de même type, c'est-à-dire dont la définition est la même.
Le classement des entités au sein d'une classe s'appelle classification

(ou abstraction). Une entité est une instanciation de la classe.
Chaque entité est composée de propriétés,
données élémentaires permettant de la décrire.


Prenons par exemple une Ford Fiesta, une Renault Laguna et une Peugeot 306.
Il s'agit de 3 entités faisant partie d'une classe d'entité que l'on pourrait appeler

voiture. La Ford Fiesta est donc une instanciation de la classe voiture.
Chaque entité peut posséder les propriétés couleur,

année et modèle.


Les classes d'entités sont représentées par un rectangle. Ce rectangle
est séparé en deux champs :

  • le champ du haut contient le libellé. Ce libellé est généralement une abréviation

pour une raison de simplification de l'écriture. Il s'agit par contre de vérifier qu'à chaque classe d'entité

correspond un et un seul libellé, et réciproquement
  • le champ du bas contient la liste des propriétés de la classe d'entité





Relations et classes de relation

Une relation (appelée aussi parfois association) représente les liens
sémantiques qui peuvent exister entre plusieurs entités. Une classe de relation
contient donc toutes les relations de même type (qui relient donc des entités
appartenant à des mêmes classes d'entité). Une classe de relation
peut lier plus de deux classes d'entité. Voici les dénominations des classes
de relation selon le nombre d'intervenants :

  • une classe de relation récursive (ou réflexive) relie la même classe d'entité
  • une classe de relation binaire relie deux classes d'entité
  • une classe de relation ternaire relie trois classes d'entité
  • une classe de relation n-aire relie n classes d'entité




Les classes de relations sont représentées par des hexagones (parfois des ellipses) dont l'intitulé

décrit le type de relation qui relie les classes d'entité (généralement un verbe).
On définit pour chaque classe de relation un identificateur de la forme Ri permettant de désigner
de façon unique la classe de relation à laquelle il est associé.





On peut éventuellement ajouter des propriétés aux classes de relation.

La cardinalité

Les cardinalités permettent de caractériser le lien qui existe entre une entité

et la relation à laquelle elle est reliée. La cardinalité d'une relation
est composée d'un couple comportant une borne maximale et une borne minimale, intervalle dans
lequel la cardinalité d'une entité peut prendre sa valeur :

  • la borne minimale (généralement 0 ou 1) décrit le nombre minimum de fois qu'une entité peut participer à une

relation
  • la borne maximale (généralement 1 ou n) décrit le nombre maximum de fois qu'une entité peut participer à une

relation







Une cardinalité 1.N signifie que chaque entité appartenant à une classe d'entité participe au moins une fois à la
relation.

Une cardinalité 0.N signifie que chaque entité appartenant à une classe d'entité ne participe pas forcément à la
relation.

Les identifiants

Un identifiant est un ensemble de propriétés (une ou plusieurs) permettant de désigner
une et une seule entité. La définition originale est la suivante :

L'identifiant est une propriété particulière d'un objet telle
qu'il n'existe pas deux occurrences de cet objet pour lesquelles cette propriété

pourrait prendre une même valeur.




Les attributs d'une classe d'entité permettant de désigner de façon unique chaque
instance de cette entité sont appelés identifiants absolus.


Le modèle conceptuel des données propose de faire précéder d'un #

les identifiants (parfois de les souligner).


identifiants




Ainsi, chaque classe d'entité doit posséder au moins un attribut identifiant, et
l'ensemble de ses attributs identifiants doivent être renseignés à la création
de l'entité.

Agrégation (ou identification relative)

Lorsqu'un identifiant est constitué uniquement d'attributs intrinsèques à

une entité, c'est-à-dire ne faisant référence à aucune autre entité,
on le nomme identifiant absolu. Les entités comportant des identifiants absolus peuvent
être définies indépendamment des autres occurrences d'entités, on dit
que ces entités sont indépendantes.


Certaines entités ne peuvent toutefois être identifiées que par l'intermédiaire
d'autres entités, c'est la raison pour laquelle on parle d'identification relative.

On parlera par exemple de la 4ème porte au 2ème étage du
bâtiment B
au lieu de dire la porte n°3451...


Ainsi, l'agrégation (appelée aussi identification relative) permet
de spécifier qu'une entité est nécessaire pour en identifier une autre.

  • la classe d'entité permettant d'identifier est appelée classe d'entité agrégeante
  • la classe d'entité identifiée est appelée classe d'entité agrégée




La représentation de ce type de relation est la suivante :


agregation

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