La photographie aérienne

Décembre 2016

Présentation


La photographie aérienne se fait généralement à partir d'un aéronef : avion, hélicoptère, Ulm, montgolfière. Elle peut également se pratiquer à des altitudes plus basses, grâce à un cerf-volant ou un ballon captif. Les différents angles peuvent être air-terre, air-mer ou air-air. Elle est principalement utilisée pour la cartographie et la surveillance, mais elle trouve d'autres applications dans les sports aériens par exemple, ou la documentation touristique. L'approche artistique de cette spécialité est assez récente, notamment grâce au succès du photographe Yann-Arthus Bertrand avec son livre : "La terre vue du ciel ".

Photographies d'aéronef avec pilote à bord



Il existe deux méthodes pour prendre des photos à partir d'un aéronef piloté.
  • La première est de photographier porte ouverte à partir d'un avion de tourisme à faible vitesse, ou d'un hélicoptère. La prise à travers un hublot détériore la qualité de l'image. Il faut bien sûr utiliser une vitesse d'obturation en fonction de sa vitesse propre. On utilise dans la plupart des cas une longue focale, afin de cibler une zone précise. Le grand angle s'applique plutôt pour la documentation touristique, afin de photographier un lieu dans son ensemble.
  • La seconde consiste à fixer l'appareil photo sous l'avion, perpendiculairement à l'axe de vol, afin de viser le sol. L'appareil est alors protégé. Les dispositifs performants permettent de guider la visée de l'appareil photo, grâce à un opérateur à bord de l'avion. Cette méthode est surtout utilisée pour la cartographie ou la reconnaissance militaire.


Dispositifs sans pilote à bord



Cerfs-volants, ballons captifs, drones...leur utilisation a rapidement été détournée pour la photographie. Moins onéreux que l'avion, ils permettent surtout de prendre des clichés à des altitudes plus basses. Le drone est aujourd'hui largement utilisé pour la reconnaissance militaire assurant discrétion et rapidité d'exécution. Le ballon captif et le cerf-volant permettent également de faire des photos à basse altitude, avec dans certains cas un téléguidage de l'appareil photo et du système volant. On peut alors obtenir des angles atypiques et difficilement accessibles sans moyen aérien.

Photographies en chute libre


La photo de parachutisme est un domaine à part de la photographie aérienne. Elle ne peut se pratiquer qu'avec un minimum d'expérience en chute libre, afin d'acquérir une bonne aisance tout en assurant sa propre sécurité. Un minimum de 100, voire de 200 sauts, est requis pour pouvoir embarquer du matériel vidéo-photo.
Pour pouvoir prendre ce type de photo, le parachutiste fixe l'appareil sur son casque, sur une plateforme plate, sur le dessus ou à l'avant.
Il déclenche alors grâce un dispositif filaire. Le déclenchement peut s'opérer de différentes manières : à la bouche (déclencheur à mordre, pression avec la langue ou avec le souffle), ou à la main.
Pour la visée, un oeilleton fixé sur son casque et placé devant l'oeil permet d'orienter son appareil vers son sujet.

Conditions climatiques


La plupart des prises de vues aériennes se pratiquent en début et en fin de journée afin d'obtenir un meilleur relief. Les ombres portées aplatissent moins les formes d'un sujet pris à la verticale.
Les forts contrastes en milieu de journée rendent aussi les prises de vues difficiles, avec un risque de sous ou surexposition.
La météo est également déterminante : l'hiver est peu propice, à cause du froid et des risques de dégradations climatiques (ciel couvert, pluie, orages, etc).

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