La photo de sport

Décembre 2016


Présentation


Montrer le mouvement, la technique du sportif, l'événement qui l'accompagne et l'instant choisi : la photo de sport demande rigueur, expérience, réactivité et anticipation. Les professionnels de cette discipline utilisent également un matériel particulier : boitiers à grande cadence, longues focales, monopod...

Le matériel

  • Le boitier : un appareil capable de prendre de nombreuses images à la seconde (plus de 5 images/seconde) donne au photographe un certain confort. L'action sportive est rapide dans de nombreux cas, comme en sport mécanique par exemple, et le photographe doit pouvoir photographier l'entièreté du mouvement d'un sujet, de son entrée dans le cadre à sa sortie. Grâce à une grande cadence, il peut ainsi choisir la partie du mouvement qui l'intéresse en minimisant l'effet de hasard.
  • L'objectif :
    • la longue focale est une bonne alternative. Son utilisation n'est pas une règle, mais elle permet de s'éloigner d'un sujet. Ainsi, le photographe ne gênera pas le sportif dans son action tout en se protégeant, notamment dans les sports dangereux.
    • Le grand angle aussi peut se prêter à ce thème, à condition que le photographe ne vienne pas interférer avec l'action du sujet. Il permet alors de situer le sujet dans son environnement.
  • Le monopod : en plus de stabiliser le boitier couplé à une longue focale souvent lourde, il supporte le poids de l'ensemble qui peut être assez important. Un téléobjectif de 500 ou 600mm peut peser plus de 3kg. Porter un tel poids et cadrer correctement un sujet à plus de 50m s'avère alors être une mission difficile et éprouvante.

Les techniques


  • Les réglages
    • La priorité vitesse : ce mode permet de choisir une vitesse d'obturation tandis que l'appareil gère l'ouverture du diaphragme. Le choix de la vitesse permet alors de contrôler l'effet voulu, mouvement figé ou au contraire suggestion du mouvement, tout en assurant une prise de vue nette à la longue focale. A basse vitesse par exemple, la moindre vibration du photographe risque de rendre la photo floue.
    • L'autofocus : Ai focus et Ai servo ont l'avantage de suivre l'action du sportif.
    • La sensibilité : le photographe de sport doit s'adapter à tous types de conditions tout en ayant des contraintes techniques. Téléobjectif imposant, vitesse d'obturation rapide, en intérieur ou par ciel couvert, il convient alors de bien choisir sa sensibilité. Il s'agit alors d'optimiser tous ses réglages pour obtenir l'effet souhaité tout en assurant une image propre (bruit numérique à haute sensibilité).
  • Le point de vue : comme pour tout travail de photographie, le point de vue du photographe joue un rôle important. Il faut réussir à mettre en valeur son sujet, à le montrer dans son mouvement : la difficulté réside dans l'anticipation. Le photographe de sport doit prévoir à l'avance où va se dérouler la scène, en testant au préalable un cadrage, un angle et ses réglages.

  • Isoler le mouvement : au-delà de l'anticipation, le photographe doit connaitre son appareil photo et les différents paramètres possibles. Pour figer un mouvement, il doit alors choisir une vitesse d'obturation rapide, à adapter en fonction de la vitesse du sujet. En rallye par exemple, il n'est pas rare d'utiliser des vitesses allant jusqu'au 1/1000s.
  • Evoquer la vitesse : à l'inverse de l'effet figé, l'effet de filé donne l'impression au spectateur de voir le mouvement du sportif. Cette technique rentre plus dans une démarche artistique et peut être renforcée par l'utilisation d'un flash grâce à la synchronisation deuxième rideau.

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