Le flash

Décembre 2016

Le flash



Présentation



Le flash est un dispositif lumineux destiné à éclaircir une scène photographiée. Un équipement flash se compose d'un ou plusieurs éléments qui émettent une lumière très brève plus ou moins puissante. On l'utilise dans pratiquement tous les domaines afin de palier le manque de luminosité et les limites de l'appareil photographique. On lui trouve également un usage artistique, pour isoler un mouvement par exemple, ou contrer une ombre trop marquée.

Fonctionnement


Le flash a une température de couleur proche de celle de la lumière du jour. Sa particularité est surtout qu'il émet un éclair très lumineux sans chauffer, contrairement à une lumière continue de type halogène ou tungstène.
Sur les flashs de compact, de bridge ou de reflex (intégré ou externe de type cobra), la puissance est mesurée grâce au nombre-guide. Plus ce nombre-guide est haut, plus la puissance est élevée. La puissance choisie dépend de plusieurs facteurs : la distance du sujet, l'ouverture du diaphragme et la sensibilité du capteur ou du film.
La formule exacte est : nombre-guide = ouverture du diaphragme x distance du sujet. Il faut cependant prendre en compte d'autres éléments importants en fonction de votre utilisation du flash : avec un diffuseur, un réflecteur, en indirect, avec un parapluie, etc.
Le nombre-guide dépend également du type de flash et des différentes marques. En théorie :
  • appareil photo compact : 10 à 16
  • appareil photo reflex : 10 à 12
  • flash cobra : 15 à 60



La plupart des appareils photos numériques gèrent eux-mêmes la puissance que le flash doit délivrer. Les modes de mesure E-TTL chez Canon et iTTL chez Nikon donnent au boitier des repères qui permettent de communiquer au flash la puissance à adopter. Ainsi, le photographe n'a plus qu'à se concentrer sur son image et la direction de la lumière.

Sur les flashs de studio, la mesure se fait différemment. On parle alors de joule, qui correspond au nombre de watt délivré par seconde.
1 joule = 1 watt /seconde
Ainsi, un flash délivrant 600 joules a une puissance de 600 watts par seconde.

Les différents types de flashs


  • Le flash intégré : il est incorporé à l'appareil. Présent sur la façade du boitier ou au dessus, il est cependant rentré sur les reflexs et sort en cas de besoin (automatiquement ou manuellement selon votre configuration). Sa puissance et sa portée est moins importante que sur un flash externe de type cobra. Ce type de flash est présent sur les reflexs d'entrée de gamme et disparait par la suite sur les produits destinés aux professionnels.

  • Le flash externe : non fourni à l'achat de votre appareil, il est fixe ou orientable selon les modèles (on parle alors de flash cobra). Il est souvent pourvu de modes manuel, TTL (mesure automatique), synchro haute vitesse (flash peu puissant et rapide) ou stroboscope (plusieurs éclairs à la suite peu puissants).
  • Le flash de studio avec générateur : il est composé principalement d'un générateur qui gère toute l'énergie et sa répartition. Il dessert la puissance en fonction de son nombre de sorties : on y branche alors une ou plusieurs têtes flashs indépendantes équipées également de lampes pilotes (lumière continue légèrement moins puissante qui peut s'éteindre pendant l'émission de l'éclair).

Il existe deux types de générateurs : le symétrique (même puissance délivrée sur chaque tête flash) ou asymétrique (puissance gérée indépendamment sur chaque tête). Les différents constructeurs proposent des générateurs sur secteur (dédiés au studio) et d'autres autonomes sur batterie (moins puissants).
  • Le flash de studio compact ou monobloc : c'est en fait un générateur avec torche incorporée. On peut ainsi gérer sa puissance directement sur la tête flash. Il est également équipé d'une lampe pilote moins puissante qui peut s'éteindre pendant l'éclair.

Les solutions de synchronisation


Pour déclencher votre flash, l'appareil a besoin d'un signal pour partir en même temps que votre déclenchement.
  • La griffe porte flash : c'est le support qui se trouve juste au dessus de votre boitier. Elle envoie un signal électrique à votre flash posé dessus grâce au contact central. Les autres contacts servent à la communication des différentes données entre l'appareil et le flash.
  • Le câble synchro : la prise synchro flash n'est pas disponible sur tous les boitiers (uniquement sur les boitiers pro, semi-pro ou experts). On raccorde alors un câble entre sa prise et son flash, envoyant ainsi un signal électrique. Si vous n'avez pas de prise synchro mais une griffe porte flash, un sabot adaptateur muni de cette prise existe.
  • L'infrarouge : l'infrarouge est un signal lumineux non visible qui peut être émis grâce à un adaptateur que vous placez sur votre flash. Si ce dernier est équipé d'une cellule photosensible, il se déclenchera. En revanche, les constructeurs ont bridé leurs flashs pour qu'ils ne fonctionnent que sur une onde infrarouge donnée. Par exemple sur Canon, il vous faudra l'émetteur infrarouge de la marque pour que celui-ci marche. L'infrarouge a cependant un défaut majeur : il est sensible aux interférences et le déclenchement est aléatoire voire impossible si vous avez des obstacles entre les deux éléments. C'est la solution sans fil la moins onéreuse.

  • La radio sans fil : le système sans fil le plus efficace car il a une longue portée et ne peut être gêné par les obstacles. Son coût est cependant plus élevé. Il existe chez Pocket Wizard des émetteurs-récepteurs radios qui prennent en compte l'E-TTL et l'iTTL de Canon et Nikon, vous évitant donc de les régler manuellement.

A voir également :

Ce document intitulé «  Le flash  » issu de CommentCaMarche (www.commentcamarche.net) est mis à disposition sous les termes de la licence Creative Commons. Vous pouvez copier, modifier des copies de cette page, dans les conditions fixées par la licence, tant que cette note apparaît clairement.